Le drapeau est composé d’une croix traversée par un dragon à trois têtes, issu d’une ancienne croyance populaire des premiers Westlandais.
En effet, il y a très longtemps, vers l’an 500 avant notre ère, les premiers peuples auraient aperçu un monstre à trois têtes crachant du feu. Le tout premier roi, Philaerys Ier, tenta de mettre fin aux rumeurs en tuant cette créature. Pour cela, il décida de se rendre à l’endroit même où les premiers hommes auraient aperçu la bête. Avec sa garde personnelle, les 12 chevaliers du premier ordre, tous décorés de la croix du premier ordre*. Cependant, il ne revint jamais de cette expédition.
Selon la légende, le roi serait parti affronter le monstre et aurait trouvé la mort au cours du combat. À la suite de la disparition prématurée de son père, son fils, Edward Ier, prit les rênes du pouvoir et lui succéda sur le trône.
Depuis lors, les Westlandais ont perpétué cette croyance à travers les siècles. Aujourd’hui encore, malgré le passage du temps, la légende du dragon à trois têtes demeure profondément ancrée dans la culture et les traditions du peuple westlandais.
*Médaille de la Croix du Premier Ordre ; Décoration attribuée aux chevaliers les plus méritants, remise en personne par Sa Majesté le Roi. Elle constitue la plus haute distinction de la société. À la suite de l’obtention de cette décoration, les récipiendaires sont intégrés à la garde personnelle de Sa Majesté.
Histoire :
Tout a commencé en l’an 450, quand le jeune Philaerys …., fils de George et Elizabeth …., a vu le jour lors d’une nuit de pleine lune. Il portait déjà les couleurs de cette famille : yeux bleus, cheveux blancs. À cette époque, cette famille n’était pas grand-chose. Elle ne possédait ni terre, ni titre, ni richesse, seulement une petite maison au bord des forêts du futur Royaume-Uni de Westland. Personne ne pouvait imaginer que cet enfant deviendrait un jour roi.
Pourtant, dès sa naissance, une étrange rumeur courut dans les villages. Certains disaient que la pleine lune avait brillé plus fort que d’habitude. D’autres affirmaient avoir entendu, au loin, un rugissement semblable à celui d’une bête immense. Car, dans ces terres, tous connaissaient la légende du dragon à trois têtes, une créature crachant le feu, cachée dans les montagnes ou sous les profondeurs de la terre, sur l’île de HightFire. Les Anciens racontaient qu’elle existait depuis des siècles et que nul homme n’avait jamais réussi à la vaincre, ni même à la voir.
L’Enfance de Philaerys
Philaerys grandit dans un village pauvre, entre les champs de blé, les rivieres glaciales et les forets sombres. Son père George, était chasseur. Chaque jour, il partait tôt pour partir chasser le gibier pour nourrir ça famille et avoir de l’argent en vendant aux habitants du village. Sa mère Elizabeth, connaissait les plantes, les remèdes et les vieilles histoires que personne n’osait plus raconter.
C’est elle qui parlait souvent du dragon.
< Il ne cherche pas seulement à détruire >, lui disait elle près du feu. < On dit que ses trois têtes voient trois choses différentes le passé, le présent et ce qui doit venir. >
Le Jeune Philaerys écoutait ces récits avec des yeux brillants. Tandis que les autres enfants aveient peur des histoires de monstres, lui revait de les affronter. Il fabriquait des épées en bois dessinait des bannieres sur les murs de la maison et s’entrainait a cheval avec les fils de fermiers. Mais un jours sa vie changea quand des soldats arrivèrent au village. C’etais les soldats du chateau de Wellsor la plus grande forteresse de la region de l’ile de HightFire. Leur capitaine cherchait des jeunes hommes forts, courageux et capables de servir le Roi. Lorsqu’il vit Philaerys, alors agé de seize ans, il ne vit pas un simple fils de chasseur, il vit un garçon droit calme avec un regard qui ne tremblait jamais.
“Comment t’appelles tu ?” demanda le capitaine. “Philaerys”, repondit le jeune homme. “Et que veux tu devenir ?” reppliqua le Capitaine. Il regarda les montagnes de l’Ouest, selon la légende dormait le dragon a trois tête. “Quelqu’un que les gens n’oublieront pas.”
L’Ascension d’un Roi
Dans l’armée du royaume de Westland, il se distingua rapidement par ses capacités exceptionnelles. Dès ses premières campagnes, il démontra qu’il possédait des qualités rares, aussi bien sur le champ de bataille que dans la préparation des opérations militaires. Plus rapide que la plupart des soldats, il était capable de réagir avec une précision remarquable dans les situations les plus dangereuses. Son intelligence lui permettait d’anticiper les mouvements ennemis, de repérer les faiblesses des formations adverses et de trouver des solutions là où d’autres ne voyaient aucune issue. Quant à son courage, il ne se manifestait pas par une recherche aveugle de la gloire, mais par sa volonté de rester aux côtés de ses hommes lorsque le danger devenait inévitable.
Au fil des campagnes, Philaerys gagna progressivement le respect de ses compagnons d’armes. Il ne cherchait pas à se distinguer uniquement pour obtenir des titres ou attirer l’attention de ses supérieurs. Il préférait laisser ses actes parler pour lui. Là où certains commandants prenaient des décisions depuis leurs positions arrière, il n’hésitait pas à se rendre au cœur des combats pour comprendre la situation et soutenir ses soldats. Cette proximité lui permit de gagner leur confiance, tandis que ses victoires attirèrent l’attention de plusieurs officiers de la Couronne.
Cependant, alors âgé de 21 ans, Philaerys vit le royaume de Westland traverser une période troublée. Les grandes seigneuries, autrefois unies sous l’autorité du roi Aldric, commençaient à remettre en question le pouvoir royal. Plusieurs seigneurs estimaient que la Couronne empiétait sur leurs privilèges et cherchaient à accroître leur indépendance. Derrière leurs revendications se dissimulaient des ambitions plus profondes : certains souhaitaient agrandir leurs territoires, tandis que d’autres rêvaient de voir le royaume divisé en plusieurs domaines autonomes, chacun soumis à l’autorité d’une grande maison. À cette époque, le royaume s’étendait seulement sur l’île de HightFire. Ce n’est que bien plus tard que surviendrait l’événement de la Conquête de Philaerys.
Les tensions finirent par dégénérer en une véritable rébellion. Des forteresses refusèrent d’ouvrir leurs portes aux représentants du roi, des routes furent coupées et des troupes se rassemblèrent sous les bannières des seigneurs insurgés. Face à cette menace, Aldric décida de mobiliser son armée afin de rétablir l’autorité de la Couronne et d’empêcher la désunion de Westland. Malgré son âge avancé, le souverain choisit d’accompagner ses forces, convaincu que sa présence montrerait aux rebelles que le royaume n’avait pas perdu sa détermination. C’est au cours de cette campagne que Philaerys accomplit l’acte qui allait bouleverser son destin. Lors d’une bataille particulièrement violente, les forces royales furent prises dans une attaque ennemie soigneusement préparée. Les rebelles avaient profité du terrain pour encercler une partie de l’armée et désorganiser ses rangs. Les flèches pleuvaient sur les soldats, tandis que des flammes dévoraient les chariots et les équipements abandonnés. Les cris des blessés se mêlaient au fracas des armes et plusieurs unités royales commencèrent à battre en retraite sous la pression des assaillants.
Au milieu de cette confusion, le roi Aldric fut gravement blessé. Séparé de sa garde et incapable de se relever, il se retrouva exposé aux attaques ennemies. Sa présence sur le champ de bataille, qui devait initialement renforcer le moral de ses troupes, risquait désormais de devenir le symbole de leur défaite. Si le souverain venait à mourir ou à être capturé, les seigneurs rebelles pourraient prétendre que la Couronne avait perdu toute autorité, précipitant ainsi Westland dans une guerre de succession.
Philaerys aperçut le roi en difficulté et comprit immédiatement la gravité de la situation. Sans attendre les ordres de ses supérieurs, il abandonna sa position pour rejoindre le souverain. Il traversa le champ de bataille sous les tirs des archers, évitant les combattants qui s’affrontaient encore et les débris laissés par les chariots incendiés. Plusieurs fois, il fut contraint de se mettre à couvert pour échapper aux projectiles, mais rien ne le détourna de son objectif.
Lorsqu’il atteignit Aldric, il découvrit un souverain affaibli par ses blessures, entouré de quelques hommes qui tentaient encore de le protéger. Philaerys les aida à repousser les assaillants les plus proches, puis souleva le roi pour le transporter hors de la zone de combat. Malgré le poids de son armure et les difficultés du terrain, il refusa de l’abandonner. Chaque pas le rapprochait de la sécurité, mais les flammes continuaient de se propager et les ennemis demeuraient à proximité.
Sans compter sur l’aide de ses compagnons personnels, le trajet fut long et périlleux, mais ils réussirent finalement à se mettre à l’abri, plus loin de la zone de combat. À plusieurs reprises, il aurait pu sauver sa propre vie en abandonnant sa charge, mais il persista jusqu’à atteindre les lignes où les soldats royaux tentaient de se regrouper sous la bannière royale. Épuisé, couvert de poussière et de sang, il remit finalement Aldric entre les mains des soigneurs.
Le sauvetage du roi marqua profondément les soldats présents. Alors que beaucoup pensaient la bataille perdue, le courage de Philaerys rappela à l’armée que la résistance demeurait possible. Il monta alors sur son cheval pour faire un discours.
« Mes frères… Mes compagnons… Soldats de la Couronne… Aujourd’hui, ces chiens de rebelles tentent de détruire tout ce que notre souverain a bâti ! Aujourd’hui, ils ont renié leur propre serment, celui qu’ils avaient fait à notre roi ! Ils ne méritent pas d’être appelés seigneurs de Westland ! Ne les laissons pas faire. Battons-nous jusqu’à la mort ! »
Après ce discours, les troupes royales parvinrent à se réorganiser et à contenir l’avancée des rebelles sous l’autorité de Philaerys, qui n’était qu’un simple soldat, mais qui, à ce moment précis, était le leader que tous les soldats voyaient en lui. La bataille fut coûteuse et n’apporta pas de victoire décisive, mais le souverain échappa à la capture et l’armée conserva suffisamment de forces pour poursuivre la campagne.
Lorsque le roi fut en mesure de recevoir ses officiers, il demanda à rencontrer personnellement celui qui lui avait sauvé la vie. Philaerys se présenta devant lui sans réclamer de récompense ni chercher à tirer profit de son acte. Impressionné par son courage, mais également par sa loyauté, Aldric décida de lui accorder un honneur exceptionnel. Devant les représentants de l’armée royale, le souverain, qui n’avait pas de fils, était conscient de la fragilité de sa succession. Il craignait que sa disparition ne plonge Westland dans une nouvelle période de guerre et de rivalités entre les grandes maisons nobles.
Le sauvetage dont il venait d’être témoin confirma une conviction qu’il nourrissait depuis quelque temps : Philaerys possédait les qualités nécessaires pour préserver le royaume. Son courage au combat, son intelligence stratégique et sa capacité à gagner la confiance des hommes faisaient de lui un candidat bien plus digne que certains seigneurs uniquement préoccupés par leurs ambitions personnelles.
Au cours de l’entretien, Aldric lui révéla donc sa décision. Il le désigna comme son héritier légitime et ordonna que cette volonté soit consignée afin que les grands seigneurs de Westland ne puissent l’ignorer après sa mort. Cette décision provoqua de nombreuses interrogations à la cour. Philaerys n’était pas issu de l’une des plus anciennes lignées royales et certains nobles estimaient qu’un homme ayant commencé sa carrière dans les rangs de l’armée ne pouvait prétendre à une telle position. D’autres, cependant, reconnaissaient que le royaume avait davantage besoin d’un dirigeant capable de le maintenir uni que d’un héritier dont le seul mérite aurait été de naître dans une famille prestigieuse.
Aldric savait que cette désignation ne suffirait pas à faire disparaître les ambitions de ses adversaires. Il demanda donc à Philaerys de poursuivre la campagne militaire et de rétablir l’autorité royale sur les terres encore contrôlées par les rebelles. Le jeune homme accepta cette responsabilité, comprenant que son accession future au trône dépendrait avant tout de sa capacité à accomplir la tâche que le roi lui avait confiée.
Malgré la gravité de ses blessures, Aldric conserva encore suffisamment de force pour suivre l’évolution des opérations. Il demeura au sein du camp royal pendant plusieurs semaines, recevant régulièrement des rapports sur les mouvements des troupes et les décisions prises par son héritier. Mais son état de santé se détériorait progressivement. Les blessures subies sur le champ de bataille, aggravées par son âge avancé, avaient profondément affaibli son corps, et les soigneurs ne pouvaient lui garantir un rétablissement complet. Quelques mois après avoir désigné Philaerys comme son successeur, le roi Aldric s’éteignit en l’An 471. Sa mort fut annoncée à l’ensemble de l’armée, et les bannières royales furent abaissées en signe de deuil. Dans les villes comme dans les campagnes, la nouvelle suscita une profonde inquiétude. Le royaume perdait son souverain au moment même où la rébellion n’avait pas encore été totalement écrasée.
Philaerys aurait pu abandonner la campagne pour rejoindre la capitale et revendiquer immédiatement la couronne. Mais il savait qu’un couronnement précipité, alors que plusieurs seigneurs échappaient toujours à l’autorité royale, risquait de fragiliser davantage sa position. Il choisit donc de respecter les dernières volontés d’Aldric et de poursuivre sa mission jusqu’à son terme. Il voulait hériter d’un royaume en mesure de tenir debout et non d’un territoire divisé dont chaque seigneur contesterait l’autorité du nouveau souverain.
Philaerys prit la tête des forces royales et poursuivit la campagne afin de rétablir l’ordre. Grâce à ses stratégies et à ses négociations, plusieurs seigneuries déposèrent les armes, tandis que les plus récalcitrantes furent vaincues. Il rétablit progressivement l’autorité royale et permit aux provinces de retrouver leur stabilité. Souhaitant éviter de nouvelles divisions, il épargna les soldats qui acceptaient de se rendre, mais fit juger les principaux responsables de la rébellion. Il ordonna également la reconstruction des territoires dévastés et la distribution de nourriture aux populations touchées par les famines. Après plusieurs mois de campagne, les dernières résistances furent écrasées. Les seigneuries acceptèrent finalement de reconnaître une autorité commune, mettant fin aux guerres qui menaçaient de déchirer Westland.
Philaerys avait accompli la mission confiée par le défunt roi, qui était de rétablir l’ordre et de réunifier le royaume. Il pouvait désormais prétendre au trône sans laisser derrière lui des terres encore plongées dans le chaos. Son couronnement fut alors organisé dans la capitale. Devant les grands seigneurs et les représentants des provinces, il fut couronné sous le nom de Philaerys Ier en l’An 472. Il proclama l’union des anciennes seigneuries sous une même couronne et donna au royaume son nouveau nom officiel : le Royaume-Uni de Westland.
Pour marquer cette nouvelle ère, il fit placer une croix rouge au centre du drapeau royal, symbole du sacrifice, du courage et de la protection du peuple. Mais au milieu de cette croix, il ajouta un emblème inattendu : un dragon à trois têtes.
Personne ne comprit immédiatement pourquoi le nouveau roi avait choisi ce symbole. Pourtant, celui-ci allait bientôt devenir l’emblème de sa dynastie et du royaume qu’il venait d’unifier. Sauf, bien sûr, ses parents, qui étaient bien évidemment présents lors du couronnement.
La Conquête de Philaerys Ier
Lorsque Philaerys 1er fut couronné en 472, le Royaume-Uni de Westland, entré dans une nouvelle ère à seulement 22 ans, le souverain avait déjà accompli. Ce que bien des hommes n’auraient jamais osé entreprendre : sauver son prédécesseur, mettre fin à une rébellion et réunifier les seigneuries de HightFire sous une même couronne. Pourtant, malgré ses accomplissements, il considérait que son royaume demeurait trop limité pour assurer durablement sa puissance. L’île constituait le berceau de son autorité, mais ne représentait qu’une première étape dans ses ambitions. Au-delà de ses côtes s’étendait une immense terre, située à quelques kilomètres seulement des terres plus vastes et riches de territoires, encore indépendants, elle représentait une occasion exceptionnelle d’étendre les frontières de Westland. Pour le jeune roi, elle ne pouvait rester indéfiniment hors de portée du royaume, appelé selon lui à devenir une grande puissance.
Le jeune roi savait cependant qu’une conquête ne pouvait se résumer à une succession de batailles. Il fallait préparer les armées, organiser les approvisionnements, sécuriser les voies maritimes et s’assurer que les seigneurs nouvellement soumis ne puissent se soulever à la première occasion. Durant les mois qui suivirent son couronnement, il entreprit donc de renforcer les défenses de HightFire, de rassembler les ressources de la couronne et de réorganiser ses forces.
Le 18 septembre 472, quelques mois après son ascension au trône, il épousa Victoria au cours d’une cérémonie organisée devant la noblesse de Westland. Cette union renforça la stabilité de sa nouvelle dynastie et marqua le début d’une période durant laquelle le roi allait construire un héritage destiné à survivre à son propre règne. Mais derrière les festivités du mariage, les préparatifs militaires se poursuivaient déjà.
La première conquête, la forteresse méridionale, en mars 473, il donna finalement l'ordre de lancer sa première campagne d’expansion. Plutôt que d’attaquer immédiatement les territoires les plus éloignés de la grande île, il choisit de commencer par une petite forteresse située au sud, une position permettant de sécuriser une partie des routes maritimes et de préparer les opérations suivantes. Les forces de Westland traversèrent la mer avec pour objectif d’établir une présence permanente sur cette terre. Il avait compris que la maîtrise de ses premiers territoires faciliterait considérablement le transport des soldats, des vivres et des équipements nécessaires à la suite de son entreprise. Les premiers affrontements opposèrent ses troupes aux forces locales qui tentaient de défendre leur terre face à l’arrivée d’une armée étrangère. Les soldats de Westland, mieux organisés et conduits par des officiers expérimentés, progressèrent progressivement et méthodiquement plutôt que de se disperser. C’est le roi qui prit la tête des stratégies et de la sécurisation des principaux passages. Après plusieurs semaines de campagne, les résistances furent progressivement réduites. Les dernières autorités locales finirent par perdre le contrôle des territoires convoités, permettant à Philaerys d’y établir l’administration de la couronne. Cette première victoire constitua une étape décisive : Westland possédait désormais un territoire au-delà de l’île de HightFire et disposait d’un point d’appui pour poursuivre son expansion.
Il veilla par la suite à ce que les nouvelles terres soient placées sous l’autorité de représentants royaux. Il fit également protéger les routes, organiser les réserves de nourriture et maintenir des garnisons afin d’éviter qu’une révolte ne vienne compromettre les conquêtes réalisées.
La grande conquête de Ford. Fort de ce premier succès, il retourna son attention vers le reste de la grande île, située où, contrairement aux territoires précédemment conquis, celle-ci s’étendait sur une superficie considérable et abritait de nombreuses régions séparées par des reliefs, des forêts et des voies de communication parfois difficiles d’accès. La conquête ne pouvait donc être menée en une seule campagne. Le roi décida de diviser ses forces et de progresser par étapes, en établissant des positions solides dans chaque territoire avant de poursuivre son avancée. Les opérations furent organisées de manière à empêcher les forces adverses de se concentrer contre une seule armée et à préserver les lignes de ravitaillement des soldats depuis leur base.
Les troupes de Westland commencèrent leur progression vers l’intérieur de la grande île. Les autorités locales choisirent de résister, convaincues que l’immensité de leur territoire suffirait à repousser l’envahisseur. D’autres préférèrent négocier, espérant conserver une partie de leurs privilèges en reconnaissant la souveraineté du jeune roi. Le roi accepta tout accord qui permettrait d’éviter des combats inutiles, mais il refusait de laisser des pouvoirs capables de menacer directement son autorité. Les seigneurs qui acceptaient de se soumettre pouvaient conserver leurs terres sous l’autorité de la couronne, à condition de reconnaître sa souveraineté et de respecter ses décisions. Ceux qui poursuivaient la guerre s’exposaient à la confiscation de leurs possessions et au remplacement de leurs autorités. Cette politique permit à Philaerys de combiner la force militaire et la négociation à mesure que ses armées avançaient. Les territoires conquis étaient intégrés à l’administration royale, des garnisons furent installées dans les positions stratégiques tandis que les routes essentielles étaient sécurisées, afin de permettre le déplacement des hommes et des marchandises.
La campagne exigea de parcourir de grandes distances. Les difficultés du terrain et les résistances locales ralentirent parfois l’avancée des troupes. Le roi dut régulièrement adapter ses plans, reprendre certaines positions et détourner des unités vers les régions où ses adversaires tentaient de reprendre l’initiative. Mais il resta déterminé dans son entreprise jusqu’à ce que le territoire visé soit placé sous son autorité.
Au cours de l’année 474, après plus d’une année de campagne menée depuis le début de son expansion, le jeune roi parvint à conquérir des territoires représentés sur les cartes de ses conquêtes. Les possessions méridionales servirent de points d’appui à son avancée, tandis que les régions de la grande île, progressivement soumises, furent placées sous l’autorité du Royaume-Uni de Westland. La conquête transforma profondément le royaume. Ce qui avait autrefois constitué un pouvoir limité à une petite île disposait désormais de possessions réparties sur plusieurs îles. Les nouvelles terres offraient des ressources supplémentaires, des positions stratégiques et de nouvelles possibilités commerciales. Elles renforçaient également la capacité de Westland à défendre ses frontières et à intervenir au-delà de son territoire d’origine.
Le roi fit également comprendre à ses officiers que les terres conquises ne devaient pas être considérées comme de simples buts de guerre. Leur administration, leur production et leur intégration au royaume seraient indispensables pour que l’expansion survive à la génération qui l’avait entreprise et perdure pendant des siècles et des siècles.
Ainsi s’achève la première grande phase de l’expansion de Philaerys 1er. En l’espace de quelques années, le jeune souverain avait transformé un royaume insulaire en une puissance territoriale bien plus vaste. Son nom commença à être associé non seulement à la réunification de HightFire, mais également à une conquête qui allait durablement marquer l’histoire de Westland.
Pour les générations suivantes, cette période sera connue sous le nom de conquête de Philaerys, événement qui avait ouvert au Royaume-Uni de Westland la voie de son expansion et posé les fondations de sa puissance.
Les Événements de 1996
Après trente années de règne, le roi Charles IV s’éteignit en novembre 1996, emporté par une maladie incurable. Durant ses derniers mois, les meilleurs médecins des quatre coins du royaume furent convoqués au palais royal dans l’espoir de sauver le souverain. Malgré leurs efforts, son état ne cessa de se dégrader.
Le 12 novembre 1996, sentant sa fin approcher, Charles IV ordonna la tenue d’un conseil exceptionnel dans sa chambre, où il fit réunir ses enfants ainsi que sa Main royale. Affaibli par la maladie, mais conservant toute sa lucidité, il prit une décision qui allait bouleverser l’avenir de la monarchie, l’ordre de succession au trône serait modifié.
Contrairement aux attentes de la cour, ce ne serait pas William, l’héritier initialement pressenti, qui succéderait à son père, mais Henry, appelé à régner sous le nom d’Henry III. Le vieux roi jugeait son fils William trop arrogant, inexpérimenté et incapable d’assumer les responsabilités d’un souverain. Quant à sa fille aînée, Isabelle, il refusait également de lui confier la couronne, estimant qu’Henry était le plus apte à préserver la stabilité et l’unité du royaume.
Conscient que cette décision provoquerait des contestations, Charles IV fit consigner ses dernières volontés et ordonna à sa Main royale de veiller à leur application. Quelques heures seulement après l’annonce officielle du changement d’héritier, le roi rendit son dernier souffle, laissant derrière lui un royaume endeuillé et une succession déjà menacée par les rivalités familiales.
Dès sa mort, les institutions royales engagèrent le processus d’accession au trône. Pendant soixante jours, la cour prépara la transition, tandis que les grands seigneurs et les membres de la noblesse s’interrogeaient sur les conséquences de cette décision inattendue.
Le 11 janvier 1997, au terme de cette période de deuil et de préparation, Henry fut solennellement couronné Henry III, roi du Royaume-Uni de Westland. Son règne s’ouvrait ainsi sur un héritage fragile, marqué par les dernières volontés de son père et les tensions d’une famille royale profondément divisée.
L'État Actuel des choses :
Nous sommes le 1er janvier 2000. Voilà désormais trois années qu’Henry III règne sur le Royaume-Uni de Westland, après une accession au trône marquée par les controverses et les incertitudes provoquées par les événements de novembre 1996.
Les débuts de son règne furent mitigés. Héritant d’un royaume encore marqué par les dernières volontés de Charles IV, le nouveau souverain dut progressivement asseoir son autorité et gagner la confiance d’une partie de la noblesse, demeurée méfiante face aux circonstances de sa succession. Toutefois, grâce au soutien des officiers royaux et à l’expérience de la Main du Roi, qui avait servi fidèlement Charles IV durant de nombreuses années, Henry III parvint à consolider progressivement son pouvoir et à maintenir le fonctionnement des institutions.
Malgré les tensions persistantes au sein de la famille royale et les interrogations suscitées par l'éviction de William de l'ordre de succession, le royaume n'a connu aucune révolte majeure depuis les événements de 1996. La stabilité demeure fragile, mais la couronne conserve son autorité sur l'ensemble du territoire.
À l'aube du nouveau millénaire, Henry III se trouve donc à un tournant de son règne. S'il a jusqu'ici réussi à préserver la paix intérieure, son autorité reste à éprouver sur le long terme. Entre les attentes de la noblesse, les ambitions des grandes familles et les éventuelles prétentions de ceux qui contestent encore sa légitimité, le roi devra démontrer qu'il est capable de dépasser l'héritage de son père et de conduire Westland vers une nouvelle ère.
Arbre Généalogique :
Tout a commencé avec Georges ….. et Élisabeth ….
Père et mère de Philaerys 1er, les parents éloignés de Henri III, William agée de 27 ans et Isabelle agée de 30 ans, sont des descendants du premier roi. Plus de XV siècles se sont écoulés pour arriver au année 2000. Il y a plus de 60 générations existantes de la dynastie de Philaerys.
Henri III agée de 24 ans, est le roi du Royaume-Uni de Westland, marié à Eleanor agée de 23 ans, avec deux enfants : Alexander, alors âgé de 12 ans, et Élisabeth, âgée de six ans.
Extrait d’un temoignage du Roi Henry III :
« Me direz-vous pourquoi William, qui a 27 ans, soit 3 ans de plus que moi, n’a pas hérité du trône, ou même Isabelle, qui a 30 ans, soit 6 ans de plus que moi ? Avant la mort de mon père, Charles …, celui-ci a déshérité William, car il n’avait pas le comportement d’un souverain. Celui-ci buvait, aimait faire la fête… Et le trône ne pouvait pas revenir à une femme, donc mon père n’a pas eu d’autre choix que de me nommer comme son successeur. Cette nomination a créé un conflit entre mon frère et moi, mais j’ai dû porter la couronne malgré moi. À cette époque, j’étais déjà marié à ma femme, un mariage arrangé qui, sur le coup, m’a fait défaut, mais avec les années, j’ai réussi à aimer. »
La Politique :
La Hiérarchisation de l’ordre sociale :
Roi
|
Main du Roi
|
Ministre
|
Administrateur Royal
|
Seigneur Locaux
|
Noble
|
Bourgois
|
Tier-Etat
Afin de clarifier, tout d’abord, mettons un visuel sur la hiérarchisation du royaume. Tout en haut, il y a le roi, qui dirige tout, puis la main du Roi, celui qui seconde le roi. Ensuite, il y a les ministres, qui conseillent et suggèrent la marche à suivre. Puis il y a les administrateurs royaux, ceux qui font appliquer les directives royales et se chargent de la bonne gestion de tout le reste. Ensuite viennent les seigneurs locaux, qui dirigent les villages, puis les nobles, les bourgeois et la Tier-Etat, les plus basses classes, ce sont les citoyens du royaume.
Les Institutions Politiques :
Tout d’abord, dans l’essence même du royaume, ce sont plein de villages et de peuples unis sous la même couronne. D’où le nom Royaume-Uni de Westland, l’unification étant la base des institutions politiques. Certes, chacun était indépendant avant la conquête de Philaerys, mais désormais, dans cette unification, chacun respecte les lois du royaume. Celle-ci étant une monarchie absolue, cela signifie que le roi dispose de tous les pouvoirs nécessaires pour décider de la marche à suivre et des décisions du royaume. Personne ne dispose de suffisamment d’autorité pour contredire le roi ou même pour décider par soi-même.
Un des anciens rois a tout de même été indulgent : il a décidé de créer un conseil. Ce conseil avait pour but de réunir des membres influents ou non de la société afin de pouvoir éventuellement écouter la parole du peuple ou des autres hommes. Ce conseil était constitué uniquement d’hommes ayant candidaté pour en devenir membres. Le roi en était le président et il y avait un Tribun populaire, qui était le délégué représentant le conseil lors des sessions. Ce conseil avait pour but de débattre et de permettre éventuellement au roi d’écouter l’avis du peuple sur certaines décisions. Mais ce conseil n’était sans doute qu’une farce, vu que le roi disposait de tous les pouvoirs pour décider des décisions à prendre.
Politique Interne :
Actuellement, en 2000, le gouvernement Westlandais a pour objectif de maintenir sa stabilité en interne et d’éviter que de nouvelles révoltes se réalisent. Il souhaite donner davantage de moyens à la police afin de ne pas négliger la sécurité intérieure du royaume. Il veut également accorder plus de moyens à ses établissements scolaires, car, en effet, l’avenir des enfants Westlandais est une priorité nationale. Il souhaite supprimer l’immigration de masse afin d’éviter que des personnes extérieures viennent profiter du système national. Il veut débloquer des fonds supplémentaires pour la justice du royaume. En effet, les dernières crises économiques ont plongé le pays dans le désarroi, notamment en ce qui concerne la justice. Il y a eu une montée de la criminalité, surtout dans les régions de la Grande Île. Sur Hightfire, l’île principale où se trouve la capitale, le taux de criminalité est en baisse, mais, au niveau de la Grande Île, celui-ci augmente.
Extrait d’un Journal d’Avril 1999 :
Témoignage du ministre de la justice du Royaume-Uni de Westland :
« Bonjour, chers citoyens et citoyennes du Royaume-Uni de Westland,
En effet, les chiffres ne mentent pas. Depuis un an déjà, les forces de police tentent désespérément de vaincre la menace qui pèse sur notre royaume. En effet, une guerre sans « armées », si je puis dire…
La criminalité ne cesse d’augmenter de jour en jour, mais ne vous inquiétez pas, le gouvernement fait tout son possible pour éteindre cet incendie.
J’appelle les parents à faire attention à leurs enfants, car, en effet, l’âge de ces criminels se situerait entre 15 et 18 ans…
Je remercie celles et ceux qui aideront les forces de police à vaincre ce conflit. »
Depuis quelques mois, le ministre a pour objectif de développer et d’accroître les moyens alloués à la justice du pays. « C’est un objectif personnel », nous déclare le ministre, qui travaille en étroite collaboration avec le ministre de l’Intérieur afin de faire en sorte que le Royaume-Uni de Westland redevienne ce qu’il était autrefois : un havre de paix.
Edward Whitemore (Ministre de la Justice) Victoria Ashford (Ministre de l’Interieur)
Statistiques Gouvernementaux sur la Criminalité avant les Années 2000 :
Ces chiffres sont exprimés en milliers. Les policiers affectés sont de moins en moins présents, tandis que la criminalité, représentée en rouge, augmente chaque mois, de jour en jour, et que le nombre de victimes ne cesse de croître. Toutefois, entre novembre et décembre et en janvier 2000, le nombre de victimes semble avoir diminué.
Politique Externe :
La politique étrangère du Royaume-Uni de Westland est relativement simple : le pays est ouvert à la diplomatie internationale, mais refuse catégoriquement l’installation massive de migrants sur son territoire.
En effet, la politique du Royaume est claire sur ce point : la priorité nationale demeure au cœur de ses décisions. Le tourisme est autorisé, et les personnes étrangères peuvent venir s’installer dans le pays, sous réserve de remplir certaines conditions spécifiques et de suivre un programme strict encadrant la procédure d’intégration des étrangers sur le territoire national.
Le droit du sol n’existe pas au sein du Royaume. L’attribution automatique de la nationalité à la naissance n’est pas reconnue, et les mariages arrangés dans le but d’obtenir la nationalité sont interdits.
Malgré cette politique migratoire stricte, le Royaume-Uni de Westland reste ouvert aux initiatives diplomatiques internationales. Il souhaite notamment renforcer sa présence sur la scène internationale, développer ses relations avec les autres nations et participer à divers événements internationaux, tels que les Jeux olympiques et d’autres manifestations sportives, culturelles ou diplomatiques.
Extrait d’un Journal 1er Janvier 2000 :
Discours du ministre des Affaires Etrangères du Royaume-Uni de Westland :
« Bonjour, chers citoyens et citoyennes du Royaume-Uni de Westland,
En effet, depuis plusieurs années maintenant, notre pays fait face à une immigration de masse.
Énormément de personnes étrangères viennent dans notre pays afin de profiter de notre système. Nous sommes disposés à les aider, mais pas à les laisser profiter de notre indulgence. Nos agents ont pour ordre de les raccompagner dans leur pays d’origine, dans le calme et sans encombre. Nous appelons chacun au calme. Ces mesures n’ont pas pour objectif de bafouer les libertés individuelles des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées et de toutes celles et ceux qui viennent dans notre pays dans l’espoir d’avoir une vie meilleure. Des procédures ont été mises en place afin de donner une chance à ces étrangers de venir vivre au sein de notre communauté et, sous certaines conditions clairement définies, d’obtenir la nationalité Westlandais. »
Conditions d'Éligibilité d’obtention de la nationalité Westlandais :
Il faut adresser une demande à l’administration royale afin d’obtenir un visa de séjour de 10 ans en Westland. Durant cette période, le demandeur doit avoir travaillé sans interruption majeure, ne posséder aucun casier judiciaire et n’avoir rencontré aucun problème avec la justice.
Le dossier déposé est traité dans un délai d’environ trois mois. Durant cette période, une enquête personnelle est menée sur le demandeur afin de vérifier son parcours, sa moralité et son comportement.
Le dossier comprend notamment une enquête de moralité personnelle, au cours de laquelle le demandeur doit répondre à plusieurs questions, telles que : « Pourquoi souhaitez-vous obtenir la nationalité Westlandais ? », « Comment êtes-vous arrivé en Westland ? » ainsi que de nombreuses autres questions permettant d’évaluer ses motivations et son intégration dans le pays.
Il y a par la suite un entretien avec un jury afin de voir si la personne parle la langue de notre nation et ensuite le dossier passe en commission.
Une fois le dossier accepté, le demandeur obtient définitivement la nationalité Westlandais ainsi qu’un passeport valable à vie.